La respiration aérienne du criquet
Animation chez le Criquet

 

zoom 56 ko

.

Le criquet a le corps recouvert d'une carapace rigide imperméable aux gaz.
Sur l'abdomen de l'insecte, on observe des petits orifices, les stigmates, lieu de l'entrée et de la sortie de l'air.

zoom 87 ko
.

 

Le criquet respire par des mouvements respiratoires rythmés, inspiration et expiration.

zoom 63 ko
.

 

Sous l'abdomen, on observe des tubes blanc nacrés, les trachées, qui partent des stigmates, qui se renflent pour former des sacs aériens remplis d'air.

zoom 84 ko
.

 

Tableau des compositions (en %) de l'air entrant et de l'air sortant des trachées d'un criquet

 

Gaz respiratoires
Pourcentage dans l'air
entrant dans les trachées
Pourcentage dans l'air
sortant des trachées.
dioxygène
21 %
4 %
dioxyde de carbone
0,03 %
6,5 %

 

Exercice de remédiation

 


 

Les systèmes trachéens

 


Les systèmes trachéens, comme les systèmes pulmonés, sont typiquement adaptés à la respiration aérienne.

Les trachées sont des invaginations ectodermiques extrêmement ramifiées qui s'étendent jusqu'au niveau cellulaire. Chez les insectes, l'air est donc amené de trachées en trachéoles directement aux cellules où s'effectuent les échanges gazeux. L'hémolymphe (analogue au sang) n'a donc chez ces espèces aucune fonction respiratoire, à l'encontre de ce qui se passe chez toutes les autres espèces. Dans ce cadre, il est dépourvu de pigments transporteurs d'oxygène.

 

 

   

 

Le système respiratoire des insectes. A: Trachée et trachéoles amenant l'air directement au niveau des tissus où les échanges gazeux s'effectuent directement, sans passage par le système circulatoire. D'après Eckert et Randall 1983, modifié. B: Vue en microscopie électronique d'un muscle de cycadide montrant les trachéoles du système respiratoire (Tr) entre les fibres musculaires (M). D'après Schmidt-Nielsen 1983, modifié.

 

 

Les trachées débouchent à l'extérieur par des stigmates: orifices pairs, symétriques, à disposition primitivement segmentaire. Le nombre de paires est très variable chez les insectes terrestres adultes. Dans la plupart des cas, il est de 10 avec deux paires thoraciques et huit abdominales. Chez les insectes dits holopneustiques, tous les stigmates sont ouverts et fonctionnels. Quelques-uns seulement restent en fonction chez les insectes dits hemipneustiques. Les stigmates communiquent avec de larges troncs trachéens longitudinaux qui envoient de nombreuses ramifications vers tous les organes. Les variations sur ce modèle de base sont nombreuses et leur étude sort du cadre de la physiologie. Notons simplement que chez de nombreux insectes bons voiliers (hanneton, abeille, mouche par exemple), le système trachéen est en relation avec des sacs aériens servant de réservoirs. Ils peuvent être aisément comprimés par les mouvements ventilatoires, ce qui parait améliorer la ventilation au niveau tissulaire. Chez le hanneton, ces sacs sont petits mais très nombreux; le volume d'air emmagasiné à leur niveau représente près de la moitié du volume de l'insecte. Chez les abeilles et les mouches, les sacs sont peu nombreux et très grands; ils occupent l'essentiel de la cavité abdominale. Le volume d'air emmagasiné peut représenter ici largement plus de la moitié du volume total de l'insecte.

 

Le système trachéen des insectes. A: Système simple avec trachées anastomosées. B: Système avec sacs aériens. D'après Beaumont et Cassier 1983, modifié.

.

source : http://www.ulg.ac.be/physioan/traite.htm

Avec l'autorisation de l'auteur R Gilles.

.

.

 

retour

.